Mahaut, fille de bois. 
L’ensemble De Caelis.   Tout public.

Que vous soyez enfant ou adulte, vous apprécierez ce spectacle musical exquis, avec chant, instruments médiévaux, masques et marionnettes.  Une mise en scène pleine de magie.
 

 L'ensemble "De Caelis", spécialisé dans l'interprétation du répertoire médiéval a cappella, interprétera le conte de la fée Mahaut avec de magnifiques marionnettes, accompagnées d'instruments de style médiéval.   Une véritable expérience théâtrale et musicale pour tous.

Représentations

19:00 heures, 1 Avril 2022

Prévente (Jusqu'au 25 Mars)

Adultes -13,00

Enfants - 8,00€

Admission Générale

Adultes - 15,00

Enfants - 10,00€

En cas de difficultés avec la réservation en ligne, merci de contacter le theatre par mail:
contact@theatrebassepassiere.com

L'histoire

Une vieille légende raconte, qu’il y a bien longtemps, les fées volaient parfois les bébés au berceau. Elles les remplaçaient alors par un simple bout de bois, un changeon. Avec beaucoup d’amour, il prenait vie... et c’est l’histoire de Mahaut, notre héroïne. La jeune Mahaut mène une vie tranquille auprès de sa mère, de Casserole, sa nourrice et de Raoullet, son tendre amoureux. Un jour, elle apprend qu’elle est une changeonne, fille des fées. Elle n’a de cesse alors de découvrir ce qu’est devenu l’enfant dont elle a pris la place. Elle quitte sa maisonnée, son amoureux et s’en va de par le vaste monde au devant d’aventures trépidantes et de rencontres inattendues.

Le Moyen Âge est plein de drôlerie, de grotesque. Il invente, découvre, transgresse et manie avec verve,  les idées, les mots et les notes. Témoin le monde des enluminures où dans les marges foisonnent hybrides incongrus, animaux musiciens, tout un théâtre burlesque de la vie.

Notre héros est une héroïne, Mahaut, dont les péripéties se situent dans un Moyen Âge imaginaire mais historiquement documenté. Il est porté par des spécialistes de la musique médiévale dont le désir est d’allier une grande exigence artistique à un accès facile et immédiat.

Les trois Troubairizt, femmes troubadours, sont à la fois chanteuses et diseuses, tour à tour fées, mère,  enfants, animaux ou bien monstres. Les masques et les marionnettes servent l’imaginaire médiéval si foisonnant, où le rire, l’irrévérence, mais aussi la poésie sont amplement représentés.

 

Ce conte est avant tout une histoire d’aventures trépidantes, pleine de rebondissements, de merveilleux, de rire, de sons et de voix.

La musique

Dans ce spectacle où les fées sont présentes, la musique naît d’enchantements. Par leurs charmes, elles transforment à l’envie la parole en chant, faisant jaillir des gosiers toutes sortes de sons, des plus raffinés aux plus étranges.

Les musiques cristallisent les ambiances, les émotions que traversent notre héroïne lors de son incroyable quête. On y entend des chants d’amour, d’adieu, de joie, des danses, et ce ne sont pas toujours les humains qui prennent la parole ! Nous puisons dans le répertoire médiéval, en particulier des XIIIe et XIVe siècles, chansons, polyphonies, danses. Des pièces savantes ou populaires, pleines de fantaisie et d’une pointe de folie viennent chatouiller les jeunes oreilles, parfois aussi les hérisser, car il faut bien deux saveurs pour ne pas s’ennuyer.

Les instruments sont des copies d’ancien: l’organetto, très présent dans l’iconographie médiévale ; la   vièle à archet, instrument à cordes frottées, comme le violon d’aujourd’hui ; la guiterne, instrument à cordes pincées, ancêtre de la guitare, très représenté aussi aux mains des trouvères et des troubadours, des jongleurs et des ménestrels ; des flûtes en os, inquiétantes et mystérieuses ; de petites percussions.

Pour ce qui est de la voix, c’est bien un instrument d’époque, de toutes les époques qui nous permet de jongler entre hier et aujourd’hui.

 

Créé en 1998, sous la direction artistique de Laurence Brisset,  L’ensemble De Caelis est spécialisé dans l’interprétation du répertoire médiéval a cappella. Passionné par ce répertoire peu connu, il effectue un travail d’interprétation reposant sur la connaissance des sources, des notations, et du contexte des œuvres. Avec une insatiable curiosité, il inscrit les œuvres anciennes dans un processus vivant et créatif. Il provoque des rencontres insolites entre les maîtres du passé et ceux du présent et participe activement à la mise en lumière de cet extraordinaire patrimoine musical. Au fil des projets une place essentielle est faite aux compositeurs d’aujourd’hui avec lesquels il s’engage sur les voies de la création d’œuvres contemporaines. Ainsi entrent en résonances deux époques innovantes et créatives que sont le Moyen Âge et le temps présent. Avec le même engagement, De Caelis s’adresse ainsi aussi bien à un public érudit qu’à un public non initié.

L’ensemble De Caelis est un ensemble conventionné par la DRAC Normandie. Il reçoit l’aide la Région Normandie, du Conseil général de l’Orne, de la SPEDIDAM, de l’ADAMI, de l’ODIA Normandie, de Musique Nouvelle en Liberté, du Bureau Export, de la Sacem et de l’Institut Français. De Caelis est membre de Profedim, de la Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés (FEVIS) et du réseau Futurs composés. www.decaelis.fr

L’ensemble De Caelis

Le Carrosse d’or

Compagnie lyrique, musiques, masques et bouffonneries Dirigé par Xavier Legasa et Francesca Congiu, la compagnie est composée d’une équipe d’artistes polyvalents, chanteurs, comédiens, danseurs, musicien. L’ objectif du travail du Carrosse d’Or est de faire connaître et de démocratiser les répertoires de la musique savante européenne et des musiques peu représentées dans le circuit marchand. Construire des propositions de créations musicales avec des artistes lyriques polyvalents, se réapproprier des formes théâtrales « non nobles », les confronter aux musiques dites « savantes » de différentes époques et, en s’appuyant sur ce premier terreau de travail artistique, inviter les compositeurs à participer à ses projets de créations, tel est le projet de la compagnie.

 La compagnie de théâtre musical Le Carrosse d’Or a été créée en avril 2000. Elle a été accueillie, dans le cadre de la convention d’objectif signée avec la ville de Stains, en résidence artistique à l’Espace Paul Eluard (EPE), où elle a travaillé à une proposition originale de spectacles de théâtre musical à l’intention du Jeune Public.

Depuis 2000, la compagnie Le Carrosse d’Or a exploité la riche veine du jeu masqué : masque de cuir, de bois, de commedia dell’arte, de tragédie, nez de clown. À partir de 2011, la marionnette est venue augmenter les possibilités de jeu : animaux doudou dans La Maison qui Chante de Betsy Jolas, personnages ubuesques dans Courte Longue Vie au Grand Petit Roi, âne tricéphale dans L’Ébloui.

Le Carrosse d’Or a reçu le soutien de l’Adami, du Conseil général du 93, de la Spedidam, des villes de Paris, des villes de Stains et de Saint-Denis, de la Drac-idf, de l’Arcadi, du FCL.

L’équipe artistique

Laurence Brisset - direction musicale, chant et marionnette Après des études de clavecin auprès de William Christie et de Noëlle Spieth au CNR de Lille, elle se consacre au chant. Elle obtient un Premier Prix de chant à l’unanimité au CNR de Versailles et est admise au CNSM de Paris en troisième cycle (Art lyrique, classe de Xavier Depraz). Parallèlement, elle étudie les notations musicales anciennes et participe à de nombreux concerts et enregistrements avec les ensembles Organum (1983-2000), Discantus (1989-1992). En 1998, elle fonde avec quelques amies, passionnées comme elle par le Moyen Âge, l’ensemble De Caelis dont elle assure la direction. Titulaire du CA de technique vocale, elle partage ses activités entre concerts et pédagogie du chant.

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Caroline Tarrit À vingt ans, alors qu’elle participe en tant que danseuse au festival d’Aix-en-Provence, elle se prend de passion pour le chant lyrique. Elle étudie, tout d’abord, au département de musique ancienne du conservatoire de Toulouse. Puis, elle entre dans la classe d’Isabel Garcisanz (Paris XVIe) où elle obtient un premier prix de chant. Elle travaille en soliste ou en ensemble avec Musicatreize, Soli Tutti et Akademia dans des répertoires variés (Bach, Mozart, Messiaen, Hersant, Escaich, Ohana…). Depuis 2004, elle se produit également en soliste avec La Fenice plus spécifiquement dans Monteverdi : Lettera Amorosa, Proserpina dans L’Orfeo. Membre cofondateur de De Caelis, elle s’implique dans toutes les créations musicales et interdisciplinaires de l’ensemble.

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Eugénie de Mey - chant et marionnette Eugénie chante depuis qu’elle est toute petite. De Bruxelles à Paris en passant par Liège, Lyon et Genève, elle a étudié le chant, la musique ancienne, la direction de chœurs et la musicologie auprès de professeurs tels Rachel Yakar, Noelle Barker, Gabriel Garrido, Leonardo Garcia Allarcon et plus récemment Sophie Hervé, qui l’ont fortement marquée.

Soliste au sein de divers ensembles et productions (Diabolus in Musica, Voix de Strass, De Caelis, Ensemble Grégorien de Paris, Luce del Canto, Le Jardin des Délices, etc.) et choriste au sein d’ensembles prestigieux, Eugénie travaille également en tant que dramaturge musical, en particulier auprès de la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker, et poursuit des recherches musicologiques sur les rapports entre musique et mouvement. Elle enseigne régulièrement le chant ainsi que la culture musicale. Elle a créé dernièrement son propre ensemble Le Trobar Project

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Jean-Lou Descamps - vièles médiévales, guiterne, flûtes, voix De formation classique (violon), il enregistre et travaille sur scène avec des artistes très éclectiques : Musique baroque (Aromates/Michèle Claude), chanson française (Francis Cabrel, William Sheller, Jane Birkin), jazz (Chico Freeman, Richard Galliano, David Murray), musiques traditionnelles (Chieftains – Irlande, Sarrochi - chants corses, Abed Azrié - Moyen-Orient)…

Il pratique la musique médiévale avec les ensembles EIA (Ex-Ultreia, Musée National du Moyen Âge), Obsidienne, Millenarium, Galata, Amadis, Ligeriana, et Perceval et est co-fondateur de Decameron, ensemble de musique du Trecento Italien. Il est également arrangeur et compositeur et a participé à un grand nombre d’enregistrements. Il joue sur une vièle médiévale de Judith Kraft (1975).

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Véronique Samakh - metteure en scène Après des études de lettres classiques et le Conservatoire de Région de Créteil, Véronique Samakh suit des cours de théâtre à l’école de la Belle de Mai avec Jean-Christian Grinevald et Christian Schiaretti et rentre au Conservatoire National Supérieur d’art dramatique de Paris dans les classes de Denise Bonal, Michel Bouquet, Jean-Pierre Vincent. Elle y travaille aussi avec Bernard Dort, Michel Bernardy, Jean-Pierre Miquel, Mario Gonzalez, Francis Girod.

Elle se passionne pour le Nihon Buyô, danse–jeu du Kabuki et, dans le cadre d’ARTA, suit l’enseignement de Maître Fujima Kanjuro en France et au Japon. Elle fait ses premiers pas sur scène, sous la direction de Michel Dubois, dans la Double Inconstance de Marivaux.

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Puis, en tant que comédienne, elle travaille avec Jean-Pierre Miquel dans Les Sincères et L’épreuve de Marivaux, avec Nicolas Lormeau dans Ruy Blas , avec Jean Dautremay dans Le Tableau de Paris avec Guillotine de J-L S Mercier, avec Dominique Quéhec dans Les cinq Nô modernes de Mishima , avec Alexandre Kaliaguine et Nastassia Vertinskaia dans Tchekhov Acte III , avec Geoffroy Lidvan dans L’Os de Morlam de Birago Diop, avec Manuel Rebjock dans Les comédies de Paravents , Fantasio , d’après Musset et le Misanthrope de Molière, avec Félix Pruvost dans sa pièce Rêver Yêvé etc…

D’autre part elle adapte et met en scène des contes Yoco et Yaghvali, Ilangoura, Prince Vagabond (Odyssées 78), Ivan et Vassilissa (Heyoka) avec Félix Pruvost. Pour le Théâtre de Sartrouville CDN, elle met en scène une pièce d’Anne Sylvestre : Méchant ! Elle met en scène et interprète Les Voyages de Ziyara de l’auteur illustrateur François Place. Au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines Scène nationale, elle créera cette saison Rejouer et la nouvelle orientale de Marguerite Yourcenar Comment Wang-Fô fut sauvé .

En 2012/13 elle a créé Prélude à Wang-Fô ou Comment les tableaux prennent vie, théâtre-récit tout public, et Complètement Toqué avec l’ensemble de musique baroque Fuoco E Cenere dirigé par Jay Bernfeld. En 2011/12 La Maison qui chante opéra de Betsy Jolas commandé par la compagnie du Carrosse d’Or (Xavier Legasa et Francesca Congiu) et coproduit par Ars Nova, direction musicale Philippe Nahon, mise en marionnettes de Neville Tranter (Stuffed Puppet Theater) et Le Mikado opérette de Gilbert et Sullivan coproduit par l’Opera Fuoco, dirigé par David Stern. En 2010 La Ronde de Nos Saisons, haikus et récit de voyage japonais, spectacle écrit et interprété par Anne-Catherine Chagrot.

Elle crée avec l’ensemble Fitzwilliam (Jean- Pierre Nicolas et Michèle Dévérité) un spectacle musical intitulé Bric baroque à Brac dont la création a eu lieu en septembre 2011, programmé au Festival Baroque de Pontoise de 2012 et de Valloire en 2013. Parallèlement, titulaire du C.A. elle approfondit depuis plus de 15 ans son travail pédagogique avec des enfants, des adolescents (BAC théâtre), des étudiants ou des adultes, avec des chômeurs et des jeunes en difficulté, a été professeur d’art dramatique au CRR de Douai de 2009 à 2010 et est intervenante au Conservatoire National Supérieur d’Art dramatique de Paris.

Francesca Congiu - chant, marionnette et régie Après ses études au conservatoire Royal de musique de Liège, où elle obtient plusieurs prix de chant, elle travaille trois ans comme comédienne-chanteuse avec la compagnie belge de théâtre jeune public Le Théâtre Musical Possible dans Château de sable et Le Joker. En France, elle poursuit sa formation au Studio Versailles Opéra, puis mène une carrière de soliste dans diverses productions de musique ancienne. Elle a travaillé avec René Jacobs, Philippe Herreweghe, JeanClaude Malgoire, Jean-Christophe Frisch.

Elle a chanté également avec les ensembles La Chapelle Royale, Akâdemia, Les Demoiselles de St-Cyr, Le Chœur de Radio France, Les Èléments, Bernard Tetu.... Elle a chanté avec Opéra Éclaté, notamment le rôle de Polly dans l’Opéra de quat’sous, avec Anna Prucnal puis Sapho. Elle a collaboré aux créations de la Compagnie Andromède au Théâtre de la Bastille, aux productions de L’art et la fugue en Normandie, chanté avec l’Opéra Théâtre de Lyon. Avec Le Carrosse d’Or, on a pu la voir et l’entendre dans La Pazzia Senile, Music-Hall 36, Espagnoladas et La leçon de chant électro-magnétique. Elle participe au projet de la Cie « Collectif masques »Venus Ex-Machina et au Songe d’une nuit d’été dirigés par Mariana Araoz (Cie Sham création 2008)